Construction d’une école
❂ Descriptif du projet
Construction d’une école. Le bâtiment devrait pouvoir accueillir 5 salles de classe, plus une salle des profs. Nous devons prévoir aussi des toilettes et une salle d’eau, donc poser une canalisation et un robinet. A terme, nous pourrions agrandir l’école et prévoir un dortoir pour les enfants appartenant à des communautés trop éloignés. Mais le plus important est de faire venir une équipe pédagogique de qualité et donc d’apporter un complément de salaire à celui verser par le gouvernement.
❂ Situation géographique
❂ Suivi de projets
2009 : Aménagement d’une esplanade pour l’école. Début de l‘enseignement dans la gompa, avec une équipe de 5 instituteurs. Construction (maçonnerie) en cours des sanitaires et de 2 salles : une salle de classe et la salle des profs (avec cuisine).
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2010 : Deuxième année scolaire et construction de 2 autres salles de classe. Charpente et menuiserie (huisserie) pour les 3 salles de classe et la salle des instits. Les bâtiments (5 classes avec leur mobilier) devraient être complètement opérationnels à la fin de l’année 2011.
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2011 : Troisième année scolaire et construction des 2 dernières salles de classe. Fabrication du mobilier pour les 5 classes.
❂ La vie au village
Ici, comme partout autour,
la vie est réglée par le rythme des récoltes, des
transhumances, du commerce avec la Chine qui monopolise les
hommes au mois d’août. L’orge puis le blé et le sarrasin
sont récoltés entre septembre et octobre. Les transhumances
contribuent à l'éclatement des familles pendant le saison
estivale. L’hiver, une partie des adultes redescend dans
les basses vallées entre Dunaï et Tibrikot. Les enfants
restent avec les anciens et les lamas au village.
Pendant la période scolaire, à
défaut d'école, ils aident les parents dans les champs, les
plus grands gardent les plus petits, ils traînent aussi,
désoeuvrés.
La cueillette et le commerce
du Yarchagomba a certainement modifié la donne.
Ce champignon aux prétendus pouvoirs multiples est la cible
de nombreuses convoitises. C’est un objet étrange, fusion
improbable du végétal et de l’animal, bataille gagnée par
un champignon sur une chenille. C'est de toute façon une
monnaie de grande valeur (les prix sont montés en 2008 à
5000 Euros le kg dans les bazars chinois installés près des
cols) et la vie scolaire est toujours perturbé pendant la
période de la cueillette. Chaque village a ses
« spots ».
L'impact
réel sur l'économie locale est difficile à évaluer.
D'autant plus que de nombreux ramasseurs convergent dans le
Dolpo pour la saison de la cueillette. D'autre part, que
signifie « être riche » dans une région démunie
des ressources élémentaires en matière de santé et
d'éducation. La tendance est plutôt de "flamber" cet argent
facilement gagné. La mal-bouffe chinoise se répand
doucement et l'alcoolisme se développe.
Les bazars qui s'installent le temps d'un été du coté
chinois des passes connectant le Dolpo au Tibet vendent de
tout. Nous avons même vu une moto, transportée à dos
d'homme, exposée dans une cour de maison. Les caravanes
reviennent chargées de nourriture (sel, thé, riz, mais
aussi, bière, whisky, lecteur DVD).
❂
Historique du
projet
Fin septembre 2008, au cours
d'une longue randonnée dans le haut Dolpo, nous séjournons
quelques jours à Saldang, capitale du district du même nom.
L'école a la gentillesse de nous accueillir. Nous y faisons
la connaissance de Binod. Newar de Katmandou, sincèrement
passionné par la culture tibétaine, il enseigne depuis 3
ans dans l'école de Saldang. Une ONG allemande complète son
salaire. Il faut savoir que le salaire de base d'un
instituteur au Népal est très bas et qu'à l'heure actuelle,
il n'y a pas de politique offensive en matière
d'enseignement.
Binod nous parle souvent et avec passion du village de
Khomas. Nous évoquons le problème de l'absence d'école et
de l'éventualité d'un projet soutenu par une association
française. Puis, poursuivant notre route vers le Nord, nous
nous éloignons de la piste de Khomas. Quelques jours plus
tard, après avoir renoncé dans la direction du nord en
raison d'un enneigement exceptionnel, nous repassons dans
nos traces et cette fois prenons le chemin de
Khomas.
Nous
arrivons en pleine assemblée de village. Les dernières
récoltes se sont achevées la veille. Nous rencontrons du
coup des représentants de toutes les familles, le Tulku (le
grand lama, un homme respecté de tous) et le
« maire ». Nous avons la chance de pouvoir
présenter le projet à tout le monde. Il est très important
que tous les groupes soient représentés : les femmes, les
jeunes, ...Nous avons pu percevoir la motivation des
parents à l'idée d'une école pour leurs enfants.

L’assemblée de village
qui a lieu à la fin des récoltes
En contact
régulier avec Binod, Tulku et Chandra Shahi (Dunaï),
l’initiation du projet suit son cours.
Enfants de Khomas
❂
Intervenants
locaux
A
Khomas :
25 ans
Etudes supérieures à Katmandou.
Il parle bien anglais. Il réside l'hiver dans sa famille à Katmandou.
Il l'initiateur du projet et a repris son indépendance en 2011 pour lancer un projet d'école pour les petits à Nisal (près de Yanjer)
Tulku (lama réincarné)
35 ans et 6 enfants.
Sa fille aînée âgée de 16 ans vit à Katmandou. C’est un lama respecté dans toute la région. Son oncle Amchi Karma est un médecin traditionnel réputé . Son statut de Tulku lui permet de connaître bien tous les membres de la communauté. Il est d’autre part écouté et respecté par tout le monde. Son soutien au projet est indispensable.
Le président du comité de pilotage de l’école (School Managment Commitee)
- L’ensemble du SMC dont 2 femmes
A Dunaï
38 ans
Guide
Il a parcouru le Dolpo dans tous les sens, a résidé longtemps à Tinje et Charka. Il connaît tout le monde.