KHOMAS - Haut Dolpo
Construction d’une école

Descriptif du projet

Construction d’une école. Le bâtiment devrait pouvoir accueillir 5 salles de classe, plus une salle des profs. Nous devons prévoir aussi des toilettes et une salle d’eau, donc poser une canalisation et un robinet. A terme, nous pourrions agrandir l’école et prévoir un dortoir pour les enfants appartenant à des communautés trop éloignés. Mais le plus important est de faire venir une équipe pédagogique de qualité et donc d’apporter un complément de salaire à celui verser par le gouvernement.


Situation géographique
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Entre Saldang et Shimen dans le Haut-Dolpo – Position GPS : 29°25'51.70"N 83° 8'29.59"E. , (voir dans Google Earth). A 9 jours de marche de Dunaï par Shey Gompa et à 2 jours de marche de la frontière avec le Tibet chinois. Situé sur une large banquette orientée au sud, Khomas abrite 47 familles et est éclaté sur plusieurs hameaux.








Suivi de projets

2009 : Aménagement d’une esplanade pour l’école. Début de l‘enseignement dans la gompa, avec une équipe de 5 instituteurs. Construction (maçonnerie) en cours des sanitaires et de 2 salles : une salle de classe et la salle des profs (avec cuisine).
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2010
: Deuxième année scolaire et construction de 2 autres salles de classe. Charpente et menuiserie (huisserie) pour les 3 salles de classe et la salle des instits. Les bâtiments (5 classes avec leur mobilier) devraient être complètement opérationnels à la fin de l’année 2011.
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2011 : Troisième année scolaire et construction des 2 dernières salles de classe. Fabrication du mobilier pour les 5 classes.

La vie au village

Ici, comme partout autour, la vie est réglée par le rythme des récoltes, des transhumances, du commerce avec la Chine qui monopolise les hommes au mois d’août. L’orge puis le blé et le sarrasin sont récoltés entre septembre et octobre. Les transhumances contribuent à l'éclatement des familles pendant le saison estivale. L’hiver, une partie des adultes redescend dans les basses vallées entre Dunaï et Tibrikot. Les enfants restent avec les anciens et les lamas au village.

Pendant la période scolaire, à défaut d'école, ils aident les parents dans les champs, les plus grands gardent les plus petits, ils traînent aussi, désoeuvrés.

La cueillette et le commerce du Yarchagomba a certainement modifié la donne. Ce champignon aux prétendus pouvoirs multiples est la cible de nombreuses convoitises. C’est un objet étrange, fusion improbable du végétal et de l’animal, bataille gagnée par un champignon sur une chenille. C'est de toute façon une monnaie de grande valeur (les prix sont montés en 2008 à 5000 Euros le kg dans les bazars chinois installés près des cols) et la vie scolaire est toujours perturbé pendant la période de la cueillette. Chaque village a ses « spots ».
L'impact réel sur l'économie locale est difficile à évaluer. D'autant plus que de nombreux ramasseurs convergent dans le Dolpo pour la saison de la cueillette. D'autre part, que signifie « être riche » dans une région démunie des ressources élémentaires en matière de santé et d'éducation. La tendance est plutôt de "flamber" cet argent facilement gagné. La mal-bouffe chinoise se répand doucement et l'alcoolisme se développe.
Les bazars qui s'installent le temps d'un été du coté chinois des passes connectant le Dolpo au Tibet vendent de tout. Nous avons même vu une moto, transportée à dos d'homme, exposée dans une cour de maison. Les caravanes reviennent chargées de nourriture (sel, thé, riz, mais aussi, bière, whisky, lecteur DVD).


Historique du projet

Fin septembre 2008, au cours d'une longue randonnée dans le haut Dolpo, nous séjournons quelques jours à Saldang, capitale du district du même nom. L'école a la gentillesse de nous accueillir. Nous y faisons la connaissance de Binod. Newar de Katmandou, sincèrement passionné par la culture tibétaine, il enseigne depuis 3 ans dans l'école de Saldang. Une ONG allemande complète son salaire. Il faut savoir que le salaire de base d'un instituteur au Népal est très bas et qu'à l'heure actuelle, il n'y a pas de politique offensive en matière d'enseignement.
Binod nous parle souvent et avec passion du village de Khomas. Nous évoquons le problème de l'absence d'école et de l'éventualité d'un projet soutenu par une association française. Puis, poursuivant notre route vers le Nord, nous nous éloignons de la piste de Khomas. Quelques jours plus tard, après avoir renoncé dans la direction du nord en raison d'un enneigement exceptionnel, nous repassons dans nos traces et cette fois prenons le chemin de Khomas.
Nous arrivons en pleine assemblée de village. Les dernières récoltes se sont achevées la veille. Nous rencontrons du coup des représentants de toutes les familles, le Tulku (le grand lama, un homme respecté de tous) et le « maire ». Nous avons la chance de pouvoir présenter le projet à tout le monde. Il est très important que tous les groupes soient représentés : les femmes, les jeunes, ...Nous avons pu percevoir la motivation des parents à l'idée d'une école pour leurs enfants.

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L’assemblée de village qui a lieu à la fin des récoltes
En contact régulier avec Binod, Tulku et Chandra Shahi (Dunaï), l’initiation du projet suit son cours.

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Enfants de Khomas

Intervenants locaux
A Khomas :

Binod2
Binod Shahi
25 ans
Etudes supérieures à Katmandou.
Il parle bien anglais. Il réside l'hiver dans sa famille à Katmandou.
Il l'initiateur du projet et a repris son indépendance en 2011 pour lancer un projet d'école pour les petits à Nisal (près de Yanjer)


Tulku1
Takla Tsewang
Tulku (lama réincarné)
35 ans et 6 enfants.
Sa fille aînée âgée de 16 ans vit à Katmandou. C’est un lama respecté dans toute la région. Son oncle Amchi Karma est un médecin traditionnel réputé . Son statut de Tulku lui permet de connaître bien tous les membres de la communauté. Il est d’autre part écouté et respecté par tout le monde. Son soutien au projet est indispensable.

KarmaTashi
Karma Tashi
Le président du comité de pilotage de l’école (School Managment Commitee)




- L’ensemble du SMC dont 2 femmes

A Dunaï
Chandra
Chandra Shahi
38 ans
Guide
Il a parcouru le Dolpo dans tous les sens, a résidé longtemps à Tinje et Charka. Il connaît tout le monde.